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D'autres notes et plein d'autres choses sur mon ancien blog, le monde selon Telap 1.

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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 15:45
Bon c'est tellement pas pratique de poster des notes sur over-blog, que je change de serveur. Désolé pour ce deuxième changement d'adresse, je promet que c'est fini après, mais là ça me décourage. Et puis ce sera l'occasion de re-fonder un peu le contenu de ce blog, qui n'était plus à mon gout depuis quelques temps...
Nouvelle adresse donc, et nouveau nom !

http://rennesman.blogspot.com/

Les aventures de RennesMan !

Du coup il commence avec le texte de ma dernière note... à bientôt là bas !
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 12:35
Une course à faire, banquière, pas le choix, un quart d'heure de ballade au beau milieu de la matinée studieuse du jeune architecte dessinant le futur de Ploërmel.
Une matinée comme vraiment plein d'autres, c'est ce qui fait son charme, pas d'enjeu pas de stress, si on aime la vie, on apprécie...
Me voilà dehors, dans ma grande veste verte, sac en bandoulière, en marche vers ma nouvelle carte bancaire. Aventure, grands espaces, ... Je réalise alors qu'il est très rare que je sois dans la rue à cette heure là d'une matinée comme tant d'autres, dans la ville. Rassurez vous, il fait gris et il y a du vent.
Une réalité me saute au visage, quelque chose cloche, d'habitude, enfin de mon habitude, les rues sont peuplées de gens, lesquels sont tous différents, et par défaut sympathiques, souvent il y a des jeunes des vieux, des gens habillés en rose, ou en gris, des gens qui regardent le ciel, d'autres leurs pieds, des qui marchent, d'autres qui parlent, certains mangent des sandwichs, ceux qui longent les murs, et ceux qui flanent...
Là, stupeur et petite gène, devant moi est disposée, mouvante et vivante, une toute petite foule de femmes. Il y a là quelques femmes au foyer, une ou deux qui cherchent du travail, quelques pépettes qui sèchent les cours, beaucoup de femme agées malines (malines parce qu'elles font leurs courses le mardi matin et non pas aux jours et heures où il y a déjà un monde fou)... Que des femmes ! Même les gens assimilables à des gens là par hasard, comme moi, sont tous des femmes, sauf moi. Je cherche alors des yeux un mâle avec qui m'étonner de ce monopole, je cherche à fonder une communauté minoritaire, qui pourra ensuite être contestataire et avoir sa propre chaine de télé cablée... mais point d'homme dans le tableau.
Si, au bout du boulevard de la Liberté, une fesse sur sa voiture berline luxe foncée qui brille, un type téléphone bruyamment, comme au beau milieu de la basse cour, en jetant des regards mouillés de désir au moindre jupon qui passe. Je fais de mon mieux pour ne pas faire de même, si c'est avec ce genre de gens que je dois fonder ma minorité, merci bien mais je préfère assumer mon rôle de dernier mâle reproducteur du boulevard de la liberté, et en subir les obligations dans l'heure. Le type est tellement plus différent de moi que ne le sont les femmes, dames et filles qui m'entourent que je me sens finalement très bien au milieu de ce gynécée.
C'est, une fois le facheux dépassé, un regard franc et gentil que j'aborde mon tournant à droite, vers la banque (j'ai toujours réussi à m'arranger pour que la banque soit à droite, et la librairie à gauche, ça me fait rêver d'une carrière parlementaire). Le peu d'attention que je porte à la plupart des choses qui se passent dans cette rue est du en partie au fait que je passe devant un magasin d'"articles de cave", et qu'ils ont de beaux tire bouchons.
La banque est, mais je ne feins même pas la surprise, pleine de femmes. Des deux hôtesses je ne sais par le regard de laquelle me laisser envouter, et moi choix fait, il me suffit de dire ce que viens faire là pour qu'elle se retourne et fouille dans son grand tirroir en mélaminé compressé imitation ton bois clair. Alors que mon regard refuse de la regarder de dos, j'entend derrière moi la double porte automatique s'ouvrir, un courant d'air frais souffler sur les guichets, puis la porte se refermer. Un homme vient d'entrer. Je me concentre pour lui faire face, je pose machinalement mon portefeuille sur la banque d'acceuil, pour avoir les deux mains libres si ça dégénère, d'un oeil gauche (pour plus de sureté) je vérifie que la caméra de surveillance est allumée, et je tourne la tête, pret à défendre mon statut de gardien de mes amazones. Surprise encore, c'est mon banquier, je le connais, ne tirez pas. Il me regarde en souriant, me dit bonjour, cherche par un mouvement léger du sourcil droit à s'encquérir d'éventuels grands projets financiers dont j'aurais gardé le secret jusqu'à maintenant mais que j'aurais pris la grave décision de porter au grand jour maintenant, en le choisissant lui comme premier apôtre. Déçu mais un peu soulagé, il sautille vers son bureau et s'y enferme, surement peu accoutumé à une telle omniprésence féminine.
Ma carte bancaire m'arrive dans les mains comme un pétale sur un étang calme, le sourire de la demoiselle effleure mes lèvres en un rêve partagé, et je repars chantant, dans la rue fraiche et claire de cette matinée comme une autre.
Tout se compliqua pourtant dans ma tête quand par hasard je le jure, je me retrouvai marchant derrière de belles fesses. Ces expériences malheureuses qui me mènent si souvent à reconsidérer mon appartenance au règne animal, se faisaient rares en ce début d'automne, mais là c'est une gentille extase. Malgré moi je ralenti le pas pour mettre dans le sien, je suis envouté.
Souvent, si souvent, la chaleur qui s'installe dans mon coeur dans ces instants bénis se dissipent à la vue du visage de la demoiselle, tant il faut bien avouer que je suis beaucoup plus exigeant en matière de faciès que de fessiers. Pourtant je la dépasse, jette un petit regard à gauche pour découvrir ses yeux... elle est belle ! Mon dieu si tu existes c'est vrai que je ne crois plus en toi depuis longtemps et que je ne fais vraiment jamais ma prière mais si tu existes, fais quelque chose, c'est l'occaz de me donner la foi !
Hélas dans ces cas là il faut s'aider soi même pour que le ciel s'en mèle, et mon travail déjà me rattrappe, ma timidité prend le contrôle, et c'est d'un pas pressé, presque apeuré, que je regagne ma table à dessin.
Mon plan masse me semble bien triste tout à coup.
Tiens je vais le refaire avec des courbes...
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Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /Sep /2006 18:23
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Deux boulots très rapides, mais avec quel talent, reconnaissons le, de Julien avec ma tête et mes partitions (vous aurez évidemment reconnu la Partita n°2 pour violon seul de Bach, dont la meilleure version, je le déclare en passant, est celle de Nikolic...). Le lien vers son site/forum est à votre gauche, régalez-vous !













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Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /Sep /2006 16:28
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Ca fait longtemps que je n'ai pas posté de note, j'ai beaucoup de projets sur le feu, qui m'occuppent l'esprit.
De belles choses vont naitre.

Je vous laisse avec Hundertwasser, genial inventeur de l'architecture "qui s'en fout de la mode du moment que c'est de la poésie qui sourit".












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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /Sep /2006 10:49

" Dans son discours de clôture, M. de Villiers a brossé le tableau de la France qu'il bâtirait s'il était élu président : "Chaque matin, flotter[ait] le drapeau tricolore dans les écoles." Il ferait honorer ceux qui se sont battus contre les ennemis extérieurs. "Je rétablirais le droit de fêter à nouveau Austerlitz, de rendre hommage aux résistants de l'ombre face à l'occupation allemande qui a été inhumaine", a-t-il expliqué avant d'élever "les soixante-huitards" au rang d'ennemis de l'intérieur en envisageant une fête, le 30 mai, pour célébrer "le sursaut patriotique qui a mis fin à la chienlit soixante-huitarde".

Dans cette France, les immigrés ne seraient pas les bienvenus puisque M. de Villiers rétablirait les frontières et la solidarité avec ceux-ci se manifesterait via le codéveloppement. En France, allocations familiales et logements sociaux seraient réservés aux Français. "

( lemonde.fr aujourd'hui )

Comme quoi le fascisme est encore bien vivant, et beaucoup d'hommes dans ce monde préfèrent ne pas s'aimer. Evidemment, personne ne se présente aux élections présidentielles pour proposer la poésie à tous les étages, et pourtant, il y aurait de belles choses à faire. Mais ces choses là ne font pas de politique, il s'agît juste d'être aimable et aimant, affable et amant. La vraie révolution est à faire dans le coeur des hommes, pas dans les règles politiques. Ce sera long et c'est presque impossible, mais c'est à ce prix qu'on passera le cap de cette épisode d'humanité que sont les royaumes les républiques et les dictatures, ces quelques millénaires de domination continuelle de l'homme par l'homme.

Et de Villiers je crois qu'on peut se moquer...

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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 09:36
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Ha mes amis, la bonne soirée... je raconte un peu, ça me fait la revivre.

Annabel est arrivée quand j'achetais du pain, on s'est croisé dans la rue, on va faire la cuisine chez moi. Elle va faire des soufflés au citron et moi des trucs compliqués italiens, assez ambitieux... En moins de deux minutes la grande table est pleine de trucs, planches à découper, bols, saladiers, amas de légumes, paquets de farine... avec, classique, le bouquin de recettes qui trône au milieu et qu'on aimerait bien ne pas trop salir (bien vaine préoccupation).
On rigole bien, les autres arrivent alors que j'en suis encore à découper les quantités dingues de dégumes en tout petits morceaux, dont beaucoup d'ail et l'ail ça colle au couteau.
On se sert des apéros, on se raconte nos vacances, Benj arrète sa thèse et part au Québec, Rachel finit son master et part à Brest, Annabel et moi décidons que notre livre sera plutôt une BD... (allez voir les papous d'Annabel, le lien est à votre gauche)
Et le poisson cuit, et tout est pret, on ouvre des bonnes bouteilles, et on les boit aussi, on a des fous rires, ça sent l'été un peu, le rentrée aussi, mais la face joyeuse. Tout est très bon (bravo pour tes soufflés Annabalita), on est contents. On était vraiment tous contents. Etre content c'est mieux qu'être heureux parce que ça se vit avec intensité.

Et puis ma chère cousine prend de l'élan avant de venir en Bretagne, et puis je dessine un beau projet avec de la pelouse sur le toit qui rejoint le jardin, on pourra marcher dessus (si on gagne le concours), et puis là c'est le week end, je vais aller bosser sur le chantier de mes amis le couple princier de Vildé-Guingalan, voir leurs oies, le voisin René qui veut qu'on profite tant qu'on est jeune, Varsovie qui continue son étude des humains, la maison qui pousse, les courgettes géantes, les citrouilles oranges dans le potager...

Et puis tout continue, que des belles idées, que des belles couleurs, toujours la même indécision sur l'avenir en grand, mais je ne me laisse pas bouffer par les doux doutes. J'ai plus de projets et de travail que de temps... je voudrais aller à Paris, Dublin, Edimbourg, Pékin, Niamey... le temps, je veux juste du temps... mais si j'en avais ce serait moins drôle.


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Mercredi 30 août 2006 3 30 /08 /Août /2006 21:58
Depuis peu j'ai un compte flickr pour mettre des photos en ligne. Si le coeur vous en dit, je viens d'ajouter le lien dans la rubrique lien (à votre gauche, regardez bien). Il n'y a que peu de photos, je voulais d'abord voir comment ça marchait, mais je pense que je vais en ajouter plein bientôt... Sinon tout va magnifiquement, je pars tout de suite me replonger dans mes lectures. A bientôt!
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 21:02
Aujourd'hui il a fait gris le matin et très chaud l'après midi.

J'ai revu un ami illustrateur, qui va essayer d'illustrer une de mes petites histoires, si il l'aime. Les petites choses commes les grandes, c'est bien quand ça commence (des fois c'est même encore mieux après...) ! Tellement agréable de me dire qu'en ce moment j'ai trois projets avec des illustrateurs, tous talentueux, qui lisent et rêvent un peu avec mes histoires, qui les vivent un peu, qui les colorent, les dorlotent, les écoutent, les caressent. Plus que les projets d'architecture ou d'urbanisme que j'ai pu dessiner, pourtant dans un cadre bien plus économiquement officiel et réel, plus que les chansons que j'ai pu écrire, ces histoires, petites ou grandes, me semblent mes enfants.

Et il pleut. Qui pleut ? C'est moi. Je pleux comme un enfant, qui se voit grandir, qui voit son beau ballon rouge s'envoller dans le ciel, qui lache un petit bateau de fortune sur un étang, ou qui relâche un oiseau guéri. La pluie nettoie tout, la ville murmure, le ciel est maintenant plus sombre que les toits d'ardoise qui m'entourent. Et la pluie tombe droit, je peux laisser toutes mes fenêtres ouvertes sans qu'une goutte ne vienne s'inviter. Alors l'air très frais, presque froid, et saturé d'humidité, à la bonne odeur de pluie, s'engouffre chez moi vaillament, et les goutières dégorgent, les caniveaux vont déborder, l'eau va couler vite, fort, très vite, trop fort, les voitures seront emportées, les immeubles arrachés au sol vont flotter, les gens au fenêtres se feront coucou, sans rien comprendre, retrouvant tous leurs rêves d'enfants, qui ne s'oublient jamais, jamais. L'océan lui même sera noyé sous la pluie, le monde entier sera amoureux, heureux les enfants qui font plouf avec les poissons, ce n'est pas l'apocalypse, non, c'est juste un rêve, c'est juste quand on décolle dans son coeur, avec toute la chair rouge qui l'entoure, qu'on vole un peu, qu'on se soulève, qu'on sourit forcément, qu'on crie le bonheur, qu'on explose de joie, que tous les gens dans la rue se mettent à danser comme dans les comédies musicales, en chantant, et il y aurait des trompettes !
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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 13:37
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Les trois semaines passées loin de mon quotidien de travailleur m'ont fait l'effet d'une marée. L'eau s'est retirée, je me suis découvert. A marée basse on accepte plus de choses du monde, les couleurs sont différentes, le grand bleu de façade laisse briller au soleil le doré des bancs de sable vierge, le vert gris luisant de la vase odorante, les masses noires des rochers. Les bateaux se penchent sur ce nouveau monde, et s'immobilisent, trop captivés. Le ciel ne change pas, il passe toujours, les baigneurs déçus restent à bronzer sur la plage, qui paraît anecdotique, les balises et pinettes nues ne regardent plus rien passer, inutiles elles attendent le retour de l'eau. Le môle paraît gigantesque, de petits bateaux de pèche y sont presque suspendus.
La douceur de cette attente, ces heures invariables, creuses, désserrent en moi les tensions du monde. C'est la relâche de l'attention, plus rien ou presque ne bouge vraiment, les mouettes se gavent de gravettes.
L'océan dans ces cas là ne tarde jamais à revenir inonder la peau de pèche de ma Terre. Tout en quelques heures redevient bleu foncé, l'agitation reprend, les bateaux naviguent vaillamment, les touristes se baignent, les enfants jouent, les vélos ne freinent pas dans les descentes, les discussions reprennent, et le cosmos reprend son visage de carte postale.
Il reste la mémoire de ce qu'on a vu, vécu, il s'agît de rester en apnée, on est recouvert, caché, malin.
Vivement la prochaine marée basse, qu'on aille à la pèche aux lançons.


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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 13:00







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